« JOUWAii peut fédérer les énergies qui veulent que le vivre-ensemble se renforce à Bruxelles »

En pleine préparation de la première édition du festival JOUWAii, qui concrétisera l'étape fondatrice du projet, les 4 et 5 mai prochains au parc du Viaduc à Ixelles, notre administrateur-délégué, Jacques Remacle, nous explique les formes d’action d'Arts&Publics et son envie de promouvoir l’Afrique à Bruxelles.

Q : Pourquoi avez-vous fondé Arts&Publics ?

J.R. : En 2011, j’ai été sollicité pour assurer la promotion des musées le premier dimanche du mois. Producteur dans le domaine des arts de la scène depuis dix ans, j’avais envie de tourner la page. J’ai donc relevé le défi en créant Arts&Publics avec une vingtaine de personnes. En quelques années, notre action s’est étendue des musées à la création de jeux vidéo sur des thèmes de société et à l’insertion socioprofessionnelle. Nous menons désormais une dizaine de projets de front.

Q : JOUWAii fait donc partie de ceux-ci ?

J.R. : JOUWAii, c’est d’abord le projet de Serigne Ndiongue. Avec Arts&Publics, nous avons créé le programme BAMBA, la Brigade d’animation et de médiation culturelle de Bruxelles et des alentours. Celle-ci permet à des demandeurs d’emploi de venir suivre une formation chez nous pour ensuite mener à bien leur projet avec l’aide de notre structure. D’autres projets sont menés dans ce cadre, notamment dans le quartier Athénée à Ixelles : KidsShow, une chaîne de web TV pour enfants ou encore Global warning, un projet d’exposition événementielle sur le climat.

Q : Pourquoi avoir retenu le projet JOUWAii ?

J.R. : Le projet présente d’énormes qualités. Il est novateur, il implique les habitants du quartier à travers un collectif, il va à la rencontre de tous les publics à travers des animations dans les écoles et avec les associations. Le jeu est un médium extraordinaire pour créer du lien social et du vivre-ensemble. Et pour l’après-festival, il ouvre la perspective de la création d’une ludothèque africaine. Enfin, il y a la personnalité de Serigne, catalyseur de toutes les énergies, celui qui réunit, qui convainc, qui séduit et donne envie. Sans Serigne, ce festival n’existerait évidemment pas.

Q : Que se passera-t-il les 4 et 5 mai ?

J.R. : Pendant deux jours, on découvrira une véritable ludothèque africaine au cœur de Bruxelles. Des jeux issus de 17 pays d’Afrique seront présentés au public : jeux de plateau, jeux de figurines, jeux d’ambiance, jeux de force, jeux de danse, jeux en chanson. À mon sens, les gens vont pouvoir s’amuser dans une ambiance conviviale et festive.

Q : Qu’attendez-vous de cette première édition ?

J.R. : L’événement rassemble des publics différents : les diasporas, les enfants, les familles... JOUWAii peut fédérer les énergies qui veulent que le vivre-ensemble se renforce à Bruxelles.

Q : Et après le festival ?

J.R. : On va tracer les pistes d’un programme d’animations et se donner la capacité de monter cette ludothèque de manière permanente. On réunira tous les protagonistes, en espérant aussi trouver des partenaires au Sénégal pour renforcer les échanges entre Bruxelles et Dakar et, au-delà, trouver les moyens de faire voyager et vivre les jeux africains partout en Europe...